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Il n'y a point de forêt sans arbres tordus.

Updated 5/3/2008
Updated 6/29/2008
June 27

le vieil homme et les 2 voyageurs

Dans un lointain pays vivait un vieil homme. Il venait chaque jour s’asseoir sur un banc de pierre, à l’entrée de la ville. Il aimait regarder passer les gens : les marchands qui partaient pour de lointains voyages, les paysans qui venaient vendre leurs produits au marché, les voyageurs qui arrivaient de loin. Il veillait aussi sur ses petits-enfants qui jouaient au pied des murailles.

Ce jour-là, il vit arriver de loin un voyageur qui l’aborda, discuta un moment avec lui et finit par lui demander : « Dis-moi, vieil homme, toi qui as toujours vécu ici, comment sont les gens qui vivent dans cette cité ? »

« D’où viens-tu ? » interrogea le vieillard. - « De la ville qui est derrière la montagne. » - « Et comment étaient les gens là-bas ? » - « Ils n'étaient pas très intéressants. Je les ai trouvés froids, mesquins et renfermés. » - « Ici, les gens te sembleront aussi froids, mesquins et renfermés », dit notre vieux sage.

Et le voyageur, poursuivant son voyage, disparut dans les ruelles de la ville. Un peu plus tard, un autre voyageur engagea la même conversation avec le vieil homme et finit par lui poser la même question : « Dis-moi comment sont les gens qui vivent ici ? »

« D’où viens-tu ? » demanda le vieil homme. - « De la ville qui est derrière la montagne. » - « Et comment as-tu trouvé les gens là-bas ? » - « Ils étaient formidables, rétorqua le voyageur, tandis que son visage s’illuminait. Ils étaient généreux, aimables et chaleureux. » - « Ici », dit le vieil homme, « tu trouveras aussi les gens généreux, aimables et chaleureux. »

Et le voyageur disparut dans les ruelles de la ville.

À ce moment, un des gosses qui jouait à proximité s’approcha de son grand-père, et, le tirant par la manche, lui dit : ‘ Tu dis des mensonges, grand-père, ce n’est pas bien. Tu m’as appris à ne pas mentir et tu viens de dire à ce voyageur le contraire de ce que tu as dit à l’autre. ‘ « Réfléchis bien », répondit le grand-père, « moi,  je n’ai rien dit. Ce sont eux qui ont affirmé que les choses se passaient ainsi. Je n’ai fait que leur servir de miroir et refléter leur propre façon de vivre et de voir les choses. Si tu le veux, nous pouvons partir à la recherche de nos deux voyageurs et leur demander leurs premières impressions sur les habitants de cette ville. Mais ce n'est pas nécessaire, car je sais déjà ce que chacun d’eux va nous raconter. Et tu peux le deviner toi aussi. »

June 14

éloge de la fuite

"Confronté à une épreuve, l'homme ne dispose que de trois choix : 1) combattre ; 2) ne rien faire ; 3) fuir."
 
"Nous sommes les autres, c'est-à-dire que nous sommes devenus avec le temps ce que les autres - nos parents, les membres de notre famille, nos éducateurs - ont fait de nous, consciemment ou non. Nous sommes donc toujours influencés, le plus souvent à notre insu, par les divers systèmes dont nous faisons partie." 
 
"La séparation entre l'esprit et le corps est sans doute un des concepts les plus difficiles à détruire, car fondé sur une apparente évidence. C'est lui qui distingue encore les écoles philosophiques, les sciences humaines des sciences physiques, et par exemple les psychiatries pavlovienne et freudienne, c'est-à-dire les méthodes cherchant à s'appuyer sur des mesures objectives de faits observés de celles basées sur une approche entièrement subjective et introspective des comportements humains. C'est la barrière qui persiste entre la pathologie cortico-viscérale et la pathologie psychosomatique."
 
Henri Laborit propose une description de la vie qui va à rebrousse poil de la pensée actuelle. Liberté, cela n'existe pas. L'amour, du narcissisme tout au plus. Chacun essaie de dominer l'autre avec la force ou le language. Refuser cette compétition sans fin qui ne profite qu'à quelques privilégiés. Se servir du système et de ses lois afin de se faire plaisir et tendre vers le bonheur.

Laborit s'adresse à tous les suicidaires, révolutionnaires, dominés et leurs explique pourquoi et comment lutter.
 
 
Extraits du film d'Alain Resnais : Mon oncle d'Amérique, 1980. Inspiré par les travaux du professeur Henri Laborit.
    
Partie 1
    
Partie 2
 
Ce ne sont que les extraits du film qui corespondent au intervention du professeur Laborit pour expliquer ce que nous savons aujourd'hui du comportement humain. Le film complet se déroule en trois récits entremêlés sur trois niveaux : l'histoire racontée, les représentations mentales des protagonistes par leurs souvenirs propres, et des images d'expérience sur les rats n'ayant pas de rapport évident sur le moment, mais qui deviennent éclairantes sur le comportement des personnages à la fin du film.
FILM (complet) A VOIR ABSOLUEMENT...
 
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Amour. Avec ce mot, on explique tout, on pardonne tout, on valide tout parce que l’on ne cherche jamais à savoir ce qu’il contient. C’est le mot de passe qui permet d’ouvrir les cœurs, les sexes, les sacristies et les communautés humaines. Il couvre d’un voile prétendument désintéressé, voire transcendant, la recherche de la dominance et le prétendu instinct de propriété. C’est un mot qui ment à longueur de journée et ce mensonge est accepté, la larme à l’œil, sans discussion, par tous les hommes. Il fournit une tunique honorable à l’assassin, à la mère de famille, au prêtre, aux militaires, aux bourreaux, aux inquisiteurs, aux hommes politiques.

L’amour déculpabilise, car pour que tous les groupes sociaux survivent, c’est-à-dire maintiennent leurs structures hiérarchiques, les règles de la dominance, il faut que les motivations profondes de tous les actes humains soient ignorés.

Le mot d’amour se trouve là pour motiver la soumission, pour transfigurer le principe du plaisir, l’assouvissement de la dominance.

Aimer l’autre, cela devrait vouloir dire que l’on admet qu’il puisse penser, sentir, agir de façon non conforme à nos propres désirs, à notre propre gratification, accepter qu’il vive conformément au nôtre. Mais l’apprentissage culturel au cours des millénaires a tellement lié le sentiment amoureux à celui de possession, d’appropriation, de dépendance par rapport à l’image que nous nous faisons de l’autre, que celui qui se comporterait ainsi par rapport à l’autre serait en effet qualifié d’indifférent.

Ce que l’on appelle « amour » naît du réenforcement de l’action gratifiante autorisée par un autre être situé dans notre espace opérationnel et le mal d’amour résulte du fait que cet être peut refuser d’être notre objet gratifiant ou devenir celui d’un autre, se soustrayant ainsi plus ou moins complètement notre action. Ce refus ou ce partage blesse l’image idéale que l’on se fait de soi, blesse notre narcissisme et initie soit la dépression, soit l’agressivité, soit le dénigrement de l’être aimé.

On naît, on vit et l’on meurt seul au monde, enfermé dans sa structure biologique qui n’a qu’une seule raison d’être : celle de se conserver. Mais, chose étrange, la mémoire et l’apprentissage font pénétrer les autres dans cette structure, et, au niveau de l’organisation du moi, elle n’était plus qu’eux.

La source profonde de l’angoisse existentielle, occultée par la vie quotidienne et les relations interindividuelles dans une société de production, est cette solitude de notre structure biologique enfermant en elle-même l’ensemble, anonyme le plus souvent, des expériences que nous n’avons pas retenues des autres. Angoisse de ne pas comprendre ce que nous sommes et ce qu’ils sont, prisonniers enchaînés au même monde de l’incohérence et de la mort.

extrait de Eloge de la fuite - Henri Laborit

June 05

legende indienne

 
June 03

ces grands hommes qui influencent le monde

D’abord, il y eut Moïse. Il dit : "Tout est Loi !"

Ensuite, vint Jésus. Il dit : "Tout est Amour !"

Longtemps après, Marx contempla le monde. Il dit : "Tout est Argent !"

Loin au-delà des mers, un américain, Rockefeller, réfléchit. Il dit : "Tout est à vendre !"

Dans la vieille Europe, un certain Freud étudia le genre humain. Il dit : "Tout est Sexe !" …

Heureusement, il y eut Einstein. Il dit : "Tout est relatif !"

 

 

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Moïse, Jésus et un petit vieux barbu jouent au golf.
Moise prend son club et d'un swing élégant envoie sa balle.
Elle monte en l'air d'un superbe mouvement parabolique et tombe directement ... dans le lac !
Moïse ne se perturbe pas, lève son club et à ce moment les eaux s'ouvrent, lui laissant le passage pour faire un nouveau coup.
C'est maintenant au tour de Jésus. Il prend son club et, également d'une parabole parfaite, (rappelez-vous : la parabole c'est sa spécialité !), il envoie la balle dans ... le lac, où elle tombe sur une feuille de nénuphar.
Sans s'énerver, Jésus se met à marcher sur l'eau jusqu'à la balle, et donne le coup suivant.
Le petit vieux prend son club et, d'un geste affreux de qui n'a jamais joué au golf de sa vie, envoie sa balle sur un arbre. La balle rebondit sur un camion puis à nouveau sur un arbre. De là, elle tombe sur le toit d'une maison, roule dans la gouttière, descend le tuyau, tombe dans l'égout d'où elle se trouve lancée dans un canal qui l'envoie ... dans le lac mentionné ci-dessus.
Mais, en arrivant dans le lac, elle rebondit sur une pierre et tombe finalement sur la berge où elle s'arrête. Un gros crapaud qui se trouve juste à côté l'avale. Et soudain, dans le ciel, un épervier fond sur le crapaud et l'attrape ainsi bien sûr que la balle. Il vole au-dessus du terrain de golf, et le crapaud, pris de vertige, finit par vomir la balle ...  juste dans le trou !
Moïse se tourne alors vers Jésus et lui dit:
- "Tu sais, j'ai horreur de jouer avec ton père !"

May 25

vieille légende hindoue

Une vieille légende hindoue raconte qu'il y eût un temps où tous les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où   il leur  serait impossible de le retrouver. Le grand problème fut donc de lui trouver  une cachette.

    Lorsque les dieux furent convoqués à un conseil pour résoudre ce  problème, ils proposèrent ceci: "Enterrons la divinité de l'homme dans  la terre." Mais Brahma répondit: "Non, cela ne suffit pas, car l'homme  creusera et la trouvera." Alors les dieux dirent: "Dans ce cas, jetons   la divinité dans le plus profond des océans."

   Mais Brahma répondit à nouveau: "Non, car tôt ou tard, l'homme explorera les  profondeurs de tous les océans, et il est certain qu'un jour, il la trouvera et la remontera à la surface."

    Déconcertés, les dieux proposèrent: "Il ne reste plus que le ciel,  oui, cachons la divinité de l'homme sur la Lune." Mais, Brahma  répondit encore: "Non, un jour, l'homme parcourra le ciel, ira  sur la Lune et la trouvera."  Les dieux conclurent: "Nous ne savons pas où la cacher car il ne   semble pas  exister sur terre ou dans la mer d'endroit que l'homme ne puisse atteindre un jour."

    Alors Brahma dit: "Voici ce que nous ferons de la  divinité de l'homme: nous  la cacherons au plus profond de lui-même, car c'est le seul endroit où   il ne  pensera jamais à chercher."

Ainsi Brahma a la naissance du bébé d'homme pose le doigt sur les levres de l'enfant pour ne pas qu'il divulgue le précieux secret... vous remarqueraient d'ailleurs la trace du doigt qu'il nous reste: le philtrum  (entre le nez et la  levre superieure) ! 

Et depuis ce temps-là,  l'homme  fait le tour de la terre,  il  explore, escalade, plonge et creuse, explore la lune et le ciel à  la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.

May 22

la leçon de philosophie

Un professeur de philosophie est debout face à sa classe et quelques accessoires sont disposés devant lui. Quand le cours commence, sans un mot, il prend un gros pot de mayonnaise vide et commence à le remplir avec des cailloux d'environ 5 centimètres de diamètre. Il demande alors aux étudiants si le pot est plein. Ils répondent par l'affirmative.

         Le professeur prend alors une boîte de lentilles et verse son contenu dans le pot. Il secoue légèrement le pot. Les lentilles remplissent bien sûr les espaces entre les cailloux. Il demande aux étudiants si le pot est plein. La réponse est positive.
        Le professeur prend une boîte remplie de sable et la verse dans le pot. Évidemment, le sable comble les trous. Il demande une nouvelle fois si le pot est plein. La réponse est unanime -- oui.
         Le professeur attrape alors deux boîtes de bière sous la table et verse leur contenu dans le pot, complétant ainsi l'espace libre laissé par le sable. Les étudiants rient.
       

         -Maintenant, dit le professeur, alors que les étudiants continuent à rire, je voudrais que vous considériez que ce pot représente votre vie. Les cailloux sont les choses importantes -- votre famille, votre partenaire, votre santé, vos enfants -- celles qui contribueraient à remplir votre vie si tout le reste avait disparu. Les lentilles représentent les autres choses importantes comme votre travail, votre maison, votre voiture. Le sable correspond à tout le reste -- les petites choses. Si vous mettez d'abord le sable dans le pot, poursuit-il, il ne restera plus de place pour les lentilles ou les cailloux. C'est pareil pour votre vie. Si vous consacrez votre temps et votre énergie aux choses secondaires, vous ne pourrez plus vous occuper des choses importantes.
        Soyez attentifs à tout ce qui est essentiel à votre bonheur. Jouez avec vos enfants. Amenez danser votre partenaire. Il restera toujours du temps pour travailler, faire le ménage, donner un dîner et tout ranger. Considérez les cailloux avant tout le reste -- les choses vraiment importantes. Définissez vos priorités. Le reste n'est que du sable.

Une des étudiantes lève la main et demande ce que la bière est censée représenter.

Le professeur sourit : « Je suis content que vous posiez la question. C'est pour montrer que même si votre vie semble bien remplie, il y a toujours de la place pour une bière ou deux. »

May 20

petite histoire mexicaine

Faut-il en baver pendant des année pour gagner la récompense d'un bonheur futur? le travail  est-il le moyen de gagner de l'argent pour gagner le droit soit-disant de vivre ensuite? Quelle est la véritable motivation du travail?

Au bord de l’eau, dans un petit village mexicain, un bateau rentre au port. Un américain qui est là, complimente le pêcheur mexicain sur la qualité de ses prises et lui demande combien de temps il lui a fallu pour les capturer.

- " Pas très longtemps ", répond le Mexicain.

- " Mais alors, pourquoi n’êtes-vous pas resté en mer plus longtemps pour en attraper plus? " demande l’Américain.

Le Mexicain répond que ces quelques poissons suffisent à assurer la subsistance de sa famille.

- L’Américain demande alors : " Mais que faites-vous le reste du temps? "

- Je fais la grasse matinée, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme. Le soir, je vais au village voir mes amis, nous buvons du vin et jouons de la guitare. J’ai une vie bien remplie.

- L’Américain l’interrompt : " J’ai un MBA de l’université de Harvard et je peux vous aider. Vous devriez commencer par pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices dégagés, vous pourriez acheter un plus gros bateau. Avec l’argent que vous rapporterait ce bateau, vous pourriez en acheter un deuxième et ainsi de suite jusqu’à ce que vous possédiez une flotte de chalutiers. Au lieu de vendre votre poisson à un intermédiaire, vous pourriez négocier directement avec l’usine et même ouvrir votre propre usine. Vous pourriez alors quitter votre petit village pour Mexico, Los Angeles, puis peut-être New-York d’où vous dirigeriez toutes vos affaires. "

- Le mexicain demande alors : " Et combien de temps cela prendrait-il ? "

- " 10 ou 20 ans ", répond l’Américain.

- Et après?

- " Après? C’est là que ça devient intéressant ", répond l’Américain en riant, " quand le moment sera venu, vous pourrez introduire votre société en bourse et vous gagnerez des millions. "

- Des millions? Mais après?

- Après?

- " ... Vous pourrez prendre votre retraite, habiter dans un petit village côtier, faire la grasse matinée, jouer avec vos enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme et passer vos soirées à boire et à jouer de la guitare avec vos amis…

May 19

Le conte de l'amour et du temps

Il était une fois, une île où tous les différents sentiments vivaient: le Bonheur, la Tristesse, le Savoir, ainsi que tous les autres, l'Amour y compris. Un jour on annonça aux sentiments que l'île allait couler. Ils préparèrent donc tous leurs bateaux et partirent. Seul l'Amour resta. L'Amour voulait rester jusqu'au dernier moment. Quand l'île fut sur le point de sombrer, l'Amour décida d'appeler à l'aide. 
 
La Richesse passait à côté de l'Amour dans un luxueux bateau. L'Amour lui dit, "Richesse, peux-tu m'emmener?" "Non car il y a beaucoup d'argent et d'or sur mon bateau. Je n'ai pas de place pour toi." 
L'Amour décida alors de demander à l'Orgueil, qui passait aussi dans un magnifique vaisseau, "Orgueil, aide moi je t'en prie !" "Je ne puis t'aider, Amour. Tu es tout mouillé et tu pourrais endommager mon bateau."
La Tristesse étant à côté, l'Amour lui demanda, "Tristesse, laisse moi venir avec toi.". "Ooh... Amour, je suis tellement triste que j'ai besoin d'être seule !"
Le Bonheur passa aussi à côté de l'Amour, mais il était si heureux qu'il n'entendit même pas l'Amour l'appeler !
 
Soudain, une voix dit, "Viens Amour, je te prends avec moi." C'était un vieillard qui avait parlé. L'Amour se sentit si reconnaissant et plein de joie qu'il en oublia de demander son nom au vieillard. Lorsqu'ils arrivèrent sur la terre ferme, le vieillard s'en alla. L'Amour réalisa combien il lui devait et demanda au Savoir "Qui m'a aidé?" "C'était le Temps" répondit le Savoir. "Le Temps?" s'interrogea l'Amour. "Mais pourquoi le Temps m'a-t-il aidé?" Le Savoir sourit plein de sagesse et répondit : "C'est parce que Seul le Temps est capable de comprendre combien l'Amour est important dans la Vie."
 
 
 
 

proverbe tibetain

Quand un problème a une solution, il ne sert à rien de s'inquiéter.
S'il n'en a pas, s'inquiéter n'y changera rien.

“As-tu pensé à enlever la corde?”

Un paysan avec 3 de ses ânes se rendait au marché pour vendre sa récolte. La ville était loin et il lui faudrait plusieurs jours pour l'atteindre.Le premier soir, il s'arrête pour bivouaquer non loin de la maison d'un vieil hermite.
Au moment d'attacher son dernier âne, il s'aperçoit qu'il lui manque une corde.
Si je n'attache pas mon âne se dit-il demain, il se sera sauvé dans la montagne!
Il monte sur son âne après avoir solidement attaché les 2 autres et prend la direction de la maison du vieil hermite.
Arrivé, il demande au vieil homme s'il n'aurait pas une corde à lui donner.
Le vieillard avait depuis longtemps fait voeux de pauvreté et n'avait pas la moindre corde, cependant, il s'adressa au paysan et lui dit:
“Retourne à ton campement et comme chaque jour fait le geste de passer une corde autour du cou de ton âne et n'oublie pas de feindre de l'attacher à un arbre.”
Perdu pour perdu, le paysan fit exactement ce que lui avait conseillé le vieil homme.
Le lendemain dès qu'il fût réveillé, le premier regard du paysan fût pour son âne.
Il était toujours là!
Après avoir chargé les 3 baudets, il décide de se mettre en route, mais là, il eut beau faire, tirer sur son âne, le pousser, rien n'y fit.
L'âne refusait de bouger.
Désespéré, il retourne voir l'Hermite et lui raconte sa mésaventure.
“As-tu pensé à enlever la corde?” lui demanda-t-il.
“Mais il n'y a pas de corde!” répondit le paysan.
“Pour toi oui mais pour l'âne…”
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Il était une fois quatre individus qu'on appelait
TOUT LE MONDE
QUELQU'UN
CHACUN
et PERSONNE
 
Il y avait un important travail à faire et on a demandé à TOUT LE MONDE de le faire.
TOUT LE MONDE était persuadé que QUELQU'UN le ferait.
CHACUN pouvait l'avoir fait mais ce fut PERSONNE qui le fit.
QUELQU'UN se fâcha car c'était le travail de TOUT LE MONDE !
TOUT LE MONDE pensa que CHACUN pouvait le faire et PERSONNE ne doutait que QUELQU'UN le ferait.
En fin de compte, TOUT LE MONDE fit des reproches à CHACUN parce que PERSONNE n'avait fait ce que QUELQU'UN aurait pu faire...
MORALITE...... Sans vouloir engueuler TOUT LE MONDE, il serait bon que CHACUN fasse ce qu'il doit faire sans nourrir l'espoir que QUELQU'UN le fera à sa place car l'expérience montre que là où on attend QUELQU'UN généralement on ne trouve "PERSONNE".
April 12

Les voyages en train

J'crois qu'les histoires d'amour c'est comme les voyages en train,
Et quand j'vois tous ces voyageurs parfois j'aimerais en être un,
Pourquoi tu crois que tant de gens attendent sur le quai de la gare ?
Pourquoi tu crois qu'on flippe autant d'arriver en retard ?

Les trains démarrent souvent au moment où l'on s'y attend le moins,
Et l'histoire d'amour t'emporte sous l'oeil impuissant des témoins,
Les témoins c'est tes potes qui te disent au revoir sur le quai,
Ils regardent le train s'éloigner avec un sourire inquiet,
Toi aussi tu leur fais signe et t'imagines leurs commentaires,
Certains pensent que tu t'plantes et qu't'as pas les pieds sur terre,
Chacun y va d'son pronostic sur la durée du voyage,
Pour la plupart le train va dérailler dès l'premier orage.

Le grand amour change forcément ton comportement,
Dès l'premier jour faut bien choisir ton compartiment,
Siège couloir ou contre la vitre il faut trouver la bonne place,
Tu choisis quoi une love story de première ou d'seconde classe ?

Dans les premiers kilomètres tu n'as d'yeux que pour son visage,
Tu calcules pas derrière la fenêtre le défilé des paysages,
Tu te sens vivant tu te sens léger tu ne vois pas passer l'heure,
T'es tellement bien que t'as presque envie d'embrasser le contrôleur.

Mais la magie ne dure qu'un temps et ton histoire bat de l'aile,
Toi tu te dis que tu n'y es pour rien et que c'est sa faute à elle,
Le ronronnement du train te saoule et chaque virage t'écoeure,
Faut que tu te lèves que tu marches tu vas te dégourdir le coeur.

Et le train ralentit, c'est déjà la fin de ton histoire,
En plus t'es comme un con tes potes sont restés à l'autre gare,
Tu dis au revoir à celle que t'appelleras désormais ton ex,
Dans son agenda sur ton nom elle va passer un coup de tipex.

C'est vrai que les histoires d'amour c'est comme les voyages en train,
Et quand je vois tous ces voyageurs parfois j'aimerais en être un,
Pourquoi tu crois que tant de gens attendent sur le quai de la gare ?
Pourquoi tu crois qu'on flippe autant d'arriver en retard ?

Pour beaucoup la vie se résume à essayer de monter dans le train,
A connaître ce qu'est l'amour et se découvrir plein d'entrain,
Pour beaucoup l'objectif est d'arriver à la bonne heure,
Pour réussir son voyage et avoir accès au bonheur.

Il est facile de prendre un train encore faut-il prendre le bon,
Moi je suis monté dans deux trois rames mais c'était pas le bon wagon,
Car les trains sont capricieux et certains sont inaccessibles,
Et je ne crois pas tout le temps qu'avec la SNCF c'est possible.

Il y a ceux pour qui les trains sont toujours en grève,
Et leurs histoires d'amour n'existent que dans leurs rêves,
Et y a ceux qui foncent dans le premier train sans faire attention,
Mais forcément ils descendront déçus à la prochaine station,
Y a celles qui flippent de s'engager parce qu'elles sont trop émotives,
Pour elles c'est trop risqué de s'accrocher à la locomotive,
Et y a les aventuriers qu'enchaînent voyage sur voyage,
Dès qu'une histoire est terminée ils attaquent une autre page.

Moi après mon seul vrai voyage j'ai souffert pendant des mois,
On s'est quitté d'un commun accord mais elle était plus d'accord que moi,
Depuis je traîne sur le quai je regarde les trains au départ,
Y a des portes qui s'ouvrent mais dans une gare je me sens à part.

Il paraît que les voyages en train finissent mal en général,
Si pour toi c'est le cas accroche-toi et garde le moral,
Car une chose est certaine y aura toujours un terminus,
Maintenant tu es prévenu la prochaine fois tu prendras le bus.
Grand Corps Malade
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